Palmarès Kinolatino 2026
Kinolatino 2026
La cérémonie de clôture de la quatrième édition du festival Kinolatino s’est déroulée le 28 mars 2026 au Cinéma Palace avec une salle comble ! Après les mots d’introduction de l’équipe organisatrice, une intervention d’Ahmed Laaouej, Ministre bruxellois des Pouvoirs Locaux et de l’Action Sociale & Ministre président de la COCOF en soutien au festival, le tirage au sort des gagnants des billets d’avion d’Air Europa et de Turkish Airlines, le jury court-métrage et long-métrage ont décerné les différents prix… avant la projection du film de cloture : Araya, de Margot Benaceraf.

Le jury court-métrage (Véronique Vercheval, Mehdi Kassou et Sergio Guataquira) a décerné le prix du meilleur court-métrage à Agua Fría et une mention spéciale à Como si la tierra se las hubiera tragado. Ce dernier plus dur, plus cash, une ligne claire choisie pour parler de la violence envers les femmes au Mexique, des féminicides et disparitions. L’ambiance lourde et lancinante, les sauts dans le temps, l’illustration d’une situation grave et méconnue ont séduit le jury. Mais, AGUA FRIA à l’opposé du précédent, les réalisatrices ont opté pour la légèreté, la couleur, la fantaisie, oscillant sans cesse entre réalité et fiction, jouant avec nos sens pour un film terriblement humain et déroutant. L’éloignement, la séparation sont toujours présents ainsi que le rêve des retrouvailles. Les enfants, filmés au plus près, complices et libres, nous ont entrainés dans leur monde séduisant, amical et joyeux grâce à une prise de vue très maîtrisée au plus près des acteurs complices.

Voici les mots d’introduction de jury long-métrage (Mohanad Yaqubi, Flavia Biurrun et Wouter Hessels):
Nous sommes reconnaissants d’avoir eu l’opportunité, cette semaine, d’être ici avec vous, à découvrir tous ces films. Douze films venus de toute l’Amérique latine, chacun portant son propre monde, sa propre urgence, sa propre façon de voir le monde et le cinéma.
Nous sommes frappés par l’amour, le soin, la créativité et l’engagement présents dans tant de ces films. Cette sélection n’a pas toujours été facile à naviguer, dans un contexte dominé par de nombreux défis politiques, sociaux et économiques — et pourtant, ces films nous rapprochent du cœur culturel et de la beauté naturelle de leurs sociétés et communautés, en passant du personnel au collectif.
Nous avons un profond respect pour tous ceux qui ont réalisé ces films, et la conviction que les histoires racontées ici méritent d’être vues largement et longtemps mémorisées.
Merci de nous avoir offert un voyage aussi riche et profondément émouvant.

Voici le palmarès :
Les prix qui suivent récompensent des films qui nous ont profondément touchés — dans le cœur et dans l’esprit — à travers leur contenu et leur forme, tout en restant fidèles à leur héritage cinématographique et en questionnant l’homogénéisation des formats imposée par le cinéma dominant et le marché.
Mention Spéciale
Nous souhaitons d’abord donner une mention à un film émouvant et tout simplement nécessaire : RUNA SIMI — un film fait avec un amour immense, pour une langue, pour une culture, pour une famille. Un film qui rayonne aussi d’espoir, à un moment où nous en avons tant besoin.
Prix du Jury
Nous souhaitons décerner le Prix du Jury à un film hypnotique : AL OESTE EN ZAPATA — un film qui vous plonge dans son monde et vous y retient. Surprenant, immersif et formellement audacieux, il s’inscrit dans les traditions de l’histoire cinématographique cubaine tout en restant au plus près de la peau et de l’âme des personnes qui en sont le centre. C’est une histoire d’amour — amour pour cette famille, et amour pour le cinéma.
Grand Prix
Nous souhaitons remettre ce prix à un film fait avec intention, amour et maîtrise — un film où précision formelle et vérité émotionnelle ne sont jamais en conflit, mais toujours en dialogue, où la beauté est au service de l’histoire. LA HIJA CÓNDOR est l’histoire intime de la lutte de deux femmes, et de la lutte d’une communauté, qui résonne universellement. Un portrait tendre et émouvant de l’éveil à soi, de la grandeur de se réaliser, et de l’appel du foyer, de ses racines et de son héritage. Si Jorge Sanjinés nous a donné le sang du condor avec Yawar Mallku, quoi de mieux pour honorer son œuvre qu’un film qui s’en inspire.
Résumé du palmarès :
Prix du Court Métrage : Agua Fría
Mention spéciale : Como si la tierra se las hubiera tragado et Servicio necrológico para usted
Grand Prix Kinolatino : La Hija Cóndor
Prix du jury : Al Oeste, en Zapata
Mention spéciale : Runa Simi
